La Nigérienne Aicha sidi, l’émergence de la pâtisserie fait maison

La Nigérienne Aicha sidi, l’émergence de la pâtisserie fait maison

-Présentez-vous, qui est Aishée ?

Je suis Mme Ismaïl Aicha Sidi, nigérienne, j’ai 31 ans. Je suis épouse et mère de deux enfants. Je suis née à Zinder, j’ai fait mon cursus scolaire à Niamey. J’ai fréquenté le Yasmina, le CSP L’Eau Vive et le Kouara. Après mon Bac, j’ai suivi une formation en électronique au Maroc et depuis 2013 je travaille en tant que technicienne biomédicale au sein d’une entreprise de la place. 

-Aishee vous êtes épouse mère et entrepreneur Comment arrivez-vous à concilier toutes ces activités, et mieux vous concentrer sur vos objectifs?

C’est  très difficile, mais avec une bonne organisation et surtout un mari compréhensif tout devient plus aisé. Le plus important c’est de pouvoir donner son temps de façon équitable sans avoir à sacrifier une chose au dépend d’une autre. Par exemple devoir sacrifier sa vie de famille au dépend de ma passion ou vice et versa. 

- En toute chose dans la vie il ya un début. Quel fut le déclic qui vous a poussé à embrasser l'entrepreneuriat? 

J’ai toujours aimé cuisiner, essayer de nouvelles choses. Puis quand j’ai eu mon fils, j’ai voulu réaliser ses desserts, ses goûters. Et à un moment, vu que beaucoup de personnes me disaient “ pourquoi n’en fais tu pas à vendre?”, je me suis dit que ce serait bien de proposer des desserts "faits maison" avec des produits de qualité et peut être que cela marcherait. Voilà 

- Pouvez-vous nous parler avec précision de votre passion pour la pâtisserie?

Ma passion est devenue mon travail. Je peux faire des gâteaux tout le temps je ne m’en lasse jamais. J’essaye constamment de me mettre à jour, d’apprendre de nouvelles choses, d’innover. J’essaie surtout de proposer des trucs que j’aime d’où ma préférence pour les gâteaux à mousse, les verrines et les petites bouchées sucrées. 

-Quelle est votre opinion sur l’autonomisation de la femme, pensez-vous que les femmes Nigériennes prennent de plus en plus conscience qu’être autonome est un droit pour elle ?

L’autonomisation de la femme au Niger est une question plus qu’importante sur laquelle nous devons tous nous pencher si nous aspirons à un développement durable dans les secteurs clés de ce pays. De plus en plus, nous prenons conscience qu’il nous faut être autonome,

 

qu’il nous faut nous battre. Une femme autonome financièrement rehausse le niveau de vie de son foyer, elle subvient à ses besoins et à ceux de ses proches. Nous ne pouvons aspirer à un meilleur lendemain sans intégrer l’autonomisation de la femme dans l’équation du développement.

- Quelle est votre opinion sur l’équité de genre, l’égalité entre les hommes et les femmes au Niger? 

Dans le milieu dans lequel j'ai grandi l'homme a la charge de loger, de nourrir, de vêtir sa famille. A la femme de veiller à l'éducation des enfants et au bon fonctionnement de la maison. Mais avec le temps et le coût de la vie, cette conception tend à changer. 

Pour moi une femme qui travaille, qui aspire à de grandes choses, ne cherche pas forcément à être égale à l’homme. Si tel est le cas, c’est qu’elle se sous estime. Nous portons la vie, nous en prenons soin, et on en fait les grandes femmes et les grands hommes de ce monde.

- Quel est le model de femme leader qui vous inspire, sur qui vous aimeriez prendre  exemple?

Ma mère, c'est l'exemple de la femme africaine battante, aimante, loyale. Mon deuxième exemple de femme battante c'est ma tante Aishé. Elle était l'incarnation de la femme nigérienne forte, résiliente, autonome. 

- Quel est votre dernier mot a l'endroit de la femme Africaine? 

Sur nos épaules repose le développement de l'Afrique. Nous avons le devoir de rendre ce continent meilleur.