Roukaiyatou Ali Hamani, la jeune nigérienne démocrate engagée pour les sans voix

Roukaiyatou Ali Hamani, la jeune nigérienne démocrate engagée pour les sans voix

-Qui est Roukaiyatou Ali ?

Rouki Sarkiss avant, aujourd'hui Mme Abdoul-Kader Rouki Sarkiss est un pur produit du parlement des jeunes du Niger.

Je suis une jeune femme du Sahel. Nigérienne de père et de mère, africaine de sang et africaniste par idéologie. 

Je fus la première vice-présidente du parlement des jeunes du Niger (PJN) de la deuxième législature, j'ai conduit les   3ème et la 4ème législatures.

Je fus membre du parlement francophone des jeunes à l'échelon international (PFJ). 

Je fus membre du réseau des jeunes filles leaders de l'espace CEDEAO, point focal du Niger, ancienne secrétaire générale de l'association nigérienne des étudiants et stagiaires en Tunisie(ANEST).

Je suis membre fondatrice de l'association des anciens députés juniors du Niger(AAPJN),et membre de l'association des résidents nigériens en FRANCE ( ARNF).

Diplômée en sciences politiques, plus précisément en droit public international mais aussi et surtout en coopération et solidarité internationale de l'université d'Evry Val d'Essonne en France.

A ce jour, je suis la présidente et promotrice de l'ONG cimom/niger (citoyen modèle magazine).

 - Pouvez vous nous parler plus de votre ONG? 

L'ONG citoyen modèle magazine a été créée le 4 juin 2017. « Cimom Niger » est une philosophie fédératrice des hommes et femmes épris de paix, capitonnés de courage, nourris d'une ambition collective, mettant à profit avec altruisme et intelligence leurs potentialités les plus singulières pour construire une république forte et debout. 

Ici, nos objectifs principaux s'inscrivent dans la formation et la sensibilisation de la jeunesse nigérienne sur les valeurs de la république,de la démocratie et de la citoyenneté modèle et responsable. 

- Vous êtes ancienne députée junior, 1ere vice-présidente du Parlement des jeunes du Niger(PJN), membre du parlement francophone des jeunes (PFJ) et observatrice, membre du réseau des jeunes filles leaders de l'espace CEDEAO (ROAJELF), membre fondatrice de l'association des anciens députés juniors du Niger (AAPJN), membre de l'association des résidents Nigériens en France (ARNF),  comment vivez vous aujourd’hui tout ces mérites dignement acquis ? 

Rires! Je le vis avec beaucoup de positivité.C’est par un travail acharné que j’y suis arrivé et je suis fière d’avoir réussi ce parcours, toute modestie à part. Car comme vous le savez, le mérite scolaire est la condition «sine qua non » pour accéder au parlement des jeunes du Niger et ainsi vivre toutes les expériences enrichissantes pour devenir un bon député junior au sein de la maison du parlement qu'est l'Assemblée Nationale du Niger.

Et je n'hésiterai pas à le dire, c'est cette école de la démocratie qui a bercé mon enfance et a réussi à faire de moi celle que je suis aujourd'hui. 

Ceci pour vous dire que, tout est parti du premier jour où j'ai porté les couleurs tricolores du pays : orange-blanc- et vert. Tout est parti de là franchement.

En toute honnêteté, je ne l'ai pas choisi, ça m'est tombé dessus à travers l'excellence, le mérite scolaire comme j'ai eu à le dire un peu plus haut. J'ai été sélectionnée en tant que député junior avec une moyenne de 18/20 tout en étant première du centre de mon établissement à l'époque. A cela s'ajoutent d'autres critères, notamment sur la bonne conduite de l'élève et ses performances en français.

Dieu merci, je ne regrette pas d'avoir eu la chance d'intégrer le parlement des jeunes du Niger et de siéger à l'international au parlement francophone car les expertises acquises dans ces structures m'ont poussé à créer l'ONG afin de faire un partage d'expériences à mes frères et sœurs. 

-Pourquoi cet amour pour la politique ?

Oui je suis mordue et passionnée de politique, c'est d'ailleurs pourquoi ma trajectoire universitaire s'est beaucoup plus penchée sur la diplomatie, les sciences politiques.

 La politique et moi, c'est ce grand amour qu'on ne peut absolument pas décrire.

 La politique, c'est tout ce que je sais faire comme le disait l'autre, c'est mon sacerdoce.

 -Mme Roukaiya vous êtes épouse mère et avec plusieurs casquettes de militantes en politique, Comment arrivez-vous à concilier toutes ces activités, et mieux vous concentrer sur vos objectifs?

 Comme le disait Confucius, « choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie ».

Toutes ses casquettes je les porte avec grand plaisir et je n’ai pas l’impression de travailler.

Et puis vous savez lorsqu'on veut, on peut.  Tout est question d'agenda, il suffit d'être organisé dans sa vie et d'avoir un époux qui est en harmonie avec ce que vous faites, avec vos ambitions et le reste suivra tout naturellement.

 Ceci pour vous dire que, je suis certes une femme à plusieurs casquettes, mais j'ai un mari qui me tire vers le haut également.

 -Quel est votre opinion de l’équité du genre entre fille et garçon  sur le plan éducatif au Niger?

L’équité du genre fille-garçon sur le plan éducatif est loin d’être une réalité au Niger; or, éduquer une fille, c'est le meilleur cadeau qu'on puisse s'offrir soi-même sur cette terre.

 Les filles réussissent mieux que les garçons si on leur donne les moyens de réussir.

 Eduquer une fille c'est éduquer toute une Nation. Une fille éduquée est une future mère capable de transmettre efficacement à sa progéniture les conseils utiles à l'apprentissage de la vie. La mère éduquée est la fondation de la maison qui saura résister contre vents et marées à tous les coups de la vie. La fille, femme, mère ou grand mère éduquée, est la racine implantée de l'intelligence qui fera germer toutes les fleurs dont les parfums embaumeront pour toujours le passage sur terre de tant de générations.

 Donc accordons plus d'intérêt à l'éducation des filles car il y va du développement de notre pays, le Niger.

 -Quel est votre opinion sur le rôle important que doit jouer la jeunesse africaine, pour justement faire développement nos pays africains ?

 J'ai envie de dire que la  jeunesse africaine doit s'investir politiquement. Vu la réalité du terrain et du moment,

 Voilà une autre pour en finir la liste, qui continue de faire ses preuves en matière de leadership féminin sur l'échiquier mondial,  j'ai nommé Michelle Obama

-Sur facebook , vous aimeriez beaucoup utiliser le terme ‘‘ africainement et nigeriennement vôtre’’ , qu’est ce que cela signifie ?

 Rires.. Ah ma signature sur Facebook, c'est une création personnelle et je suis la première nigérienne à employer ces deux termes sur la toile, nulle part je n'ai vu « africainement » ou « nigeriennement » dans un dictionnaire. 

 « Africainement »et « Nigeriennement »vôtre, à vous de la lire mais cette signature est mienne.                       

-Quel est votre message pour la jeunesse africaine ? 

A la jeunesse nigérienne,je dis ceci : soyez naturels, soyez vous même,brillez par vos valeurs. Soyez des citoyens modèles,des citoyens acteurs de développement et non pas des citoyens spectateurs du développement.

Votre pays vous aime et attend beaucoup de vous.